Caractéristiques – biométrie
Ordre : Galliformes
Famille tétraonidés
Espèce : Tetrao tetrix
Autres noms : Petit coq de bruyère – Petit
tétras – « Black
grouse » en anglais.
Taille : 60 cm pour les mâles adultes
Envergure : 80 cm
Poids : 1 kg 500 pour le mâle adulte
Pour les femelles adultes, on peut enlever environ 15% de toutes les mesures des mâles.Dimorphisme sexuel très marqué : Coq noir à reflets bleu brillant – queue en forme de lyre – sous caudales blanches – barre alaire blanche.
La femelle est de couleur brune avec des stries pâles peu visibles. La queue est peu échancrée. Les deux sexes portent des caroncules sus oculaires rouge vif et protubérantes.
Habitat – mœurs
Le
tétras lyre est très répandu dans les forêts de plaine clairsemées, taïga, landes arbustives des pays scandinaves et de l’est européen.
En France, cet
oiseau vit en altitude, principalement dans les Alpes, le Jura, les Ardennes. Sa zone de prédilection est l’étage de transition entre forêt et alpage, entre 1400 et 2300 mètres. Il affectionne les couverts arbustifs tels que l’aulne vert aussi appelé arcosse dans les Alpes, étendues de bruyères, résineux jeunes et clairsemés, hêtraies et chênaies pubescentes et en règle générale les milieux à essences mixtes résineux – feuillus clairs, tourbières, massifs de rhododendrons, myrtillers etc. L’hiver, il se protège du froid en s’enfonçant dans la neige. Il se nourrit de graines, fruits d’arbrisseaux, jeunes pousses et fleurs de plantes herbacées, quelques insectes l’été, en hiver uniquement des aiguilles de sapins et des bourgeons ou pousses terminales de résineux…
Reproduction et situation de l’espèce
Les mâles sont polygames et effectuent leurs parades nuptiales au printemps sur des aires restreintes appelées places de chant ou encore arènes. Ils se livrent à des rituels et des combats pour la conquête des femelles. La femelle pond de 5 à10 œufs à même le sol dés le mois de juin. La couvaison dure 24 à 27 jours avant éclosion. Les poussins sont
nidifuges. Ils restent en groupe, en
compagnies jusqu’à l’automne où ils se dispersent.
En France, la baisse des effectifs est avérée entre 1990 et 2005. Elle est évaluée à environ 9% dans les Alpes internes du nord et surtout les Préalpes du sud. Par contre, les effectifs semblent stables, voire en légère augmentation dans les Préalpes du Nord et les Alpes internes du Sud. La régression des effectifs est souvent liée à la dégradation des milieux par pénétration, exploitation et dérangement dus à l’homme.
tétras lyre et chasse
La
chasse du
tétras lyre s’effectue principalement devant soi au
chien d’arrêt. Les races
britanniques sont souvent les mieux adaptées au terrain difficile et escarpé des zones alpines d’altitude médiane où vit le petit coq. On trouve surtout des pointers, des setters anglais, des setters Gordon quelques continentaux rudes et rustiques tels que
Braques allemands,
drahthaars comme spécialistes canins de cette
chasse. L’envol du
tétras lyre est caractéristique, fulgurant, claquements d’ailes secs et rapide, vol glissé par saccades. Le
tir est difficile. En France, le petit
tétras est soumis au plan de
chasse depuis 1995 en Haute Savoie, 2002 en Savoie, dans les Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence, 2006 dans les Alpes maritimes. Sa
chasse est interdite dans le Var et les Ardennes. Dans les départements et communes où le petit coq est autorisé, un
PMA journalier de 1
oiseau est en vigueur. Des comptages ont lieu régulièrement. Les nombres de jours de
chasse varient également : de 7 dans la Drôme à 43 en Haute Savoie. Les quotas sont définis selon la méthode
ONCFS. Le carnet de prélèvement est obligatoire depuis 1998.
Dans les pays de l’est, la
Russie, l’Asie, les pays scandinaves et nordiques, les effectifs semblent se maintenir.