Dans les cartouches chargées à grenaille de plomb ou substituts tels que acier, étain, tungstène etc., une rondelle épaisse et isolante du même diamètre que l’étui de
cartouche et que celui des
canons est disposé entre la poudre et la charge de projectiles. Cette rondelle intercalaire est appelée :
« bourre ».
Son rôle consiste d’une part à isoler la charge des projectiles de la chaleur de combustion de la poudre qui pourrait les faire fondre, les déformer, les agglomérer et ainsi provoquer de graves défauts de gerbe et de portée. D’autre part, cet intercalaire qu’est la bourre permet aussi de contenir la pression des gaz de combustion et de ce fait de faciliter une poussée progressive et homogène de la charge, garante d’une bonne gerbe et d’une portée adéquate.
Donc isolantes et régulatrices, les bourres sont de deux types basiques :
- Les
« bourres grasses » qui sont fabriquées dans des matériaux isolants tels que le feutre paraffiné et le liège avec intercalaire de paraffine. Ce type de bourre assure ne général une très bonne dispersion de la charge.
- Les
bourres à jupe qui sont fabriquées en matière plastique ou synthétique et qui se terminent en forme de godet qui reçoit la totalité de la charge de projectiles évitant les frottements contre les
canons et par conséquent le ralentissement parasite et l’échauffement des billes. Ce type de gerbe permet donc des vitesses accrues, une plus grande concentration de gerbe et des portées augmentées.
En marge de ces deux types de bourres basiques, il en existe de spéciales, destinées à des conditions de
tirs particuliers, notamment à courte distance (moins de 15 mètres) qui nécessitent une dispersion rapide des projectiles afin d’obtenir à courte distance un très grand diamètre de gerbe. Ces bourres sont appelées
« bourres dispersantes ». On les utilise principalement pour chasser la
bécasse et le
lapin dont les
tirs s’effectuent la plupart du temps de prés