La plume du peintre sur la
bécasse est positionnée contre la dixième et dernière
rémige de la
bécasse. En fait il s’agit d’une onzième
rémige atrophiée. Il s’agit d’une petite plume dure et souple d’environ 3 à 4 centimètres, présentant une alternance de taches brunes et crèmes disposées géométriquement le long et de chaque côté de la hampe centrale.
Cette petite plume se nomme aussi :
épiptère. Elle constitue l’un des trophées conservé par le bécassier qui s’en sert parfois d’ornement.
Elle doit son appellation de plume du peintre car les moines enlumineurs du moyen âge les utilisaient pour effectuer leurs tracés et décors de peintures ou d’encre très fin et précis, souvent miniaturisés. La dureté souple de la pointe de la plume permettait ce travail minutieux. Certaines mentions de l’époque font état d’échanges de chapons contres ces plumes du peintre.
Les horlogers et les prothésistes dentaires utilisent aussi cette plume pour des travaux de précision. La
bécassine possède également une
épiptère.